Nos voleurs de feu ne sont pas des voleurs. Depuis quatre ans, ces clédérois bénévoles, fous de poésie, nous organisent un festival du « lire et du dire »
à Cléder au moment où les arbres fleurissent : « en mai fais ce qu’il te plait ».
Ces fous le la culture, du verbe libre, aiment, comme tous les passionnés, partager, comme au temps où, dans les chaumières bretonnes, on savait aussi partager le peu qu’on avait, et surtout…. raconter, conter, dire et rire. Ce plaisir du dire, en jonglant avec les mots, en français et en breton, ils l’ont porté comme un cadeau dans nos deux écoles primaires, laborieusement chaque année. Les enfants ont écouté, entendu. Emerveillés, il ont même ri, et le germe du verbe a pris en eux, leur offrant le plus beau chemin vers la littérature : la poésie.
Et puis voilà, un jour de mai, on leur a dit que : « en mai, on ne fait plus ce qu’il vous plait » ; que leur action culturelle bénévole n’intéressait pas les clédérois. Que les voleurs de feu étaient des voleurs de sous de la commune, et qu’ils ne devraient se satisfaire que de trois cents euros au lieu de cinq cent vingts euros de subvention pour l’an deux mille huit. En effet, le plaisir de donner du plaisir n’est pas lucratif, donc pas honnête, donc dévoyé. Le plaisir pour le plaisir comme dans le temps de la solidarité dans les foyers bretons près de la cheminée ... n’en parlons plus !
Et les enfants ? Euh…. On les a oubliés ! Ils n’ont pas à penser, à s’émerveiller, juste à apprendre bien sagement. Et puis un enfant, ça ne vote pas, et un enfant poète encore moins…
Les pommiers ont perdu leurs fleurs, les pommiers ont des pépins, le vers est dans le fruit, et puis Adam et Eve, on sait ce qu’ils ont fait, nous sommes leurs enfants. Ils ont été bannis du paradis, comme la poésie et ses pommiers le seront de Cléder.
Cette ville n’est plus un paradis, certains ont même parlé de "purgatoire" ! Mais après, on peut se repentir, et donc accéder au paradis : celui de notre enfance, celui du poète, des belles âmes, des belles lettres, de ceux qui marchent la tête haute, sans honte, le regard droit, l’esprit honnête. Comme le regard d’Eugène Guillevic, de Per Jakez Helias, un brin ironique et amusé du breton qui a toujours su porter haut sa culture.
Poètes bretons… Vos papiers ! Circulez hors de Cléder ! Ici, vous êtes des voleurs de fonds.
Anne Cormier
Elue d’opposition
Membre de l’Office Clédérois d’Animation
Ex-Présidente du Projet
Educatif Local (PEL)
Avec l’approbation et le soutien des élus de l’opposition municipale clédéroise, des membres de l’association « Cléder en Avant », de tous les sympatisants et de la population
clédéroise pour qui le développement et l’épanouissement culturel et intellectuel de ses enfants a encore une valeur !
Nous invitons nos lecteurs à lire ou à relire ces articles de presse. Chacun pourra constater, contrairement à ce qu'a avancé Monsieur Patrick Mear
adjoint au maire, lors du dernier conseil municipal, que les enfants de notre commune ont bel et bien été acteurs et auditeurs de ce festival de poésie... à moins que la presse ne mente elle
aussi ?
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A très bientôt !
Quand j'aurai vu mes copies...
Car il ne sera pas dit
Que la grande poésie,
Voire la petite aussi,
Perdra sa si belle vie !
A vos plumes les amis !
(de plus originales suivront ;-) )
Jean-Paul, votre commentaire est anonyme, nous acceptons toutefois de le publier, à l'avenir vous ne serez publié qu'en indiquant clairement votre identité.
Comme nous l'avons signalé dès l'ouverture de ce blog, nous informerons la population clédéroise des agissements de ses élus, preneurs de décisions durant les six prochaines années. Nous dénoncerons systématiquement les tentatives de manipulation de l'opinion et les décisions grotesques et honteuses qui pourront être prises, telle la diminution de la subvention accordée à l'association des "voleurs de feu" (3 fois moins qu'en 2007) tout comme nous nous efforcerons d'apporter des explications rationnelles et argumentées aux propos que nous avançons, dans la presse, sur notre blog, mais également lors des permanences que nous mettrons en place. Telle est notre vision et notre démarche d'élus d'opposition.
Si la commune de Cléder n'a pas connu d'opposition active ces 13 dernières années, elle verra, dans ce domaine là également changer profondément ses habitudes. Chacun est libre de consulter, ou non, le blog de "Cléder-en-avant".
Ce que vous appelez "critique", nous l'appelons "information", chacun de nos lecteurs en saisira la nuance...
A défaut de l'acharnement, pourquoi ne pas s'essayer au consensus : là est le réel intérêt de Cléder.
Enfin, cette association n'est pas la première, ni la dernière, à ne pas obtenir ce qu'elle espère d'une collectivité, c'est le jeu des subventions, qu'on le veuille ou non.
Cette diminution de subvention nous paraît grave dans la mesure où elle est révélatrice d'un esprit revanchard et qu'elle risque de priver par ailleurs nos enfants de l'éveil à la poésie que cette association dispensait aussi dans nos écoles. Et puis après avoir pris 200 000 € dans la poche des clédérois par la hausse d'impôts, il faut être bien mesquin pour diminuer une subvention de 570,20 €..!
Si "jean-paul" et "laurent" sont énervés par ce site, personne ne les oblige à lire ! Surtout en répondant masqués !
Ce sont des gens comme eux qui ont divisé la population plutôt courtoise avant !
A bientôt.
Aux enfants oui; quelle est la maman qui n'a pas écouté le poème de son enfant le jour de la fête des mères? Pourquoi ne lui chante-t-il pas la marseillaise?
En parcourant l'histoire, il est surprenant de voir que la production poétique ne s'arrête jamais; l'homme dit ses malheurs , ses bonheurs ainsi, en vers.
Dans certaines maisons de Cléder se font des soirées- poésie, littérature. Et cela ne s'arrêtera pas.
Le coup de bulldozer à la culture n'étonne pas, dans le climat malsain où nous vivons.
Qu'on joue aux boules, qu'on fête le chou mais qu'on ne se rende pas ridicule en écrivant, en lisant, en écoutant des poèmes; ça ne nourrit pas son homme.
Admirons quand- même les invités du festival, Alain Diverrès, Bernez. Envers et contre tout, ils continuent , écrivent, content, produisent, ne seront jamais riches; mais ils nous font rêver.
Le rêve est indispensable, même quand on est clédérois.
La poésie est une forme de liberté.